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Fiche de synthèse : Impacts agronomiques et économiques

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Les couverts végétaux offrent de nombreux avantages au niveau du sol, de la culture suivante, de la biodiversité et du système d’exploitation. Ils sont difficilement quantifiables mais leurs effets se font ressentir ou s’observent après quelques années d'implantation sur une même parcelle. A l’inverse, ils peuvent présenter des risques pour la culture suivante comme favoriser des ravageurs (limaces), créer un effet dépressif à la culture suivante ou encore permettre la montée à graines de certaines adventices. Enfin l’implantation d’un couvert a un coût direct (les semences) et indirect (temps de travail, coût d’implantation, etc...). 
Nous aborderons dans cette page, la restitution d’azote à la culture suivante, le coût d’implantation d’un couvert et l’impact sur la biodiversité. Ces points seront étoffés et complétés dans la partie « intérêt agronomique » en s’appuyant sur des retours d’essais. 
 
Quelle quantité d’azote le couvert peut-il restituer à la culture suivante ?

Un premier élément à prendre en compte est  la production de biomasse. Plus le couvert sera développé et plus il aura absorbé de l’azote qui pourra être restitué à la culture suivante. 
Le second critère est tout aussi important. Il s’agit du rapport entre le carbone et l’azote dans la biomasse du couvert (rapport C/N), qui va définir la vitesse de dégradation du couvert. Par exemple les couverts avec légumineuses ont un C/N généralement bas (<15). Le couvert peut restituer jusqu’à 50 % de son azote au cours du cycle de la culture suivante (cf. travaux d'Arvalis).

Ces critères varient énormément en fonction de l’année climatique et de la composition du mélange. Avant de détruire un couvert, une méthode simple, rapide et gratuite permet d’estimer les possibles restitutions d’azote. Il s’agit de la méthode merci. L’autre solution est de faire analyser la composition du mélange par un laboratoire. Dans les 2 cas, un prélèvement au champ est obligatoire.

Combien coûte un couvert végétal ?

Le couvert est souvent perçu comme une charge supplémentaire dans la gestion d’une exploitation et à juste raison : les semences (entre 40 et 50 €ht/ha en moyenne pour un mélange), la conduite technique de l’implantation et de la destruction du couvert sont les éléments à considérer. Mais il ne faut pas perdre de vue qu’un sol nu coûte aussi (risque d'érosion, de salissement plus important, etc...). Si on veut en tirer un maximum d’avantages, il ne faut pas se focaliser uniquement sur le coût mais plutôt sur le retour sur investissement à long terme.  
A titre d’exemple, sans intégrer la traction, le carburant et la main d’œuvre, voici deux conduites de couvert végétal qui varie du simple au triple.

A chacun de prendre sa calculette en s’appuyant soit sur les données de l’exploitation soit sur le barème d’entraide.

Combien d’auxiliaires de cultures dans les couverts ?

Très difficile à quantifier mais facile à observer, les couverts végétaux peuvent devenir à l’approche de l’automne des zones de refuge pour la faune et apporter abri, corridor biologique et nourriture à une grande diversité d’animaux et d’insectes. 
La phacélie, en particulier, et toutes les légumineuses, en général, sont mellifères et favorables aux pollinisateurs (abeilles, papillons) mais aussi aux auxiliaires telles les syrphes, les araignées, les libellules. 
De même, le moha, le seigle, le sarrasin, le fénugrec sont appétants pour la petite faune et les oiseaux. 
Et d’une manière générale, la couverture du sol permet aux vers de terres et autres organismes du sol tels les carabes ou des micro-organismes de se développer. Ils pourront rendre de précieux services écosystémiques. (cf site ABAA ou ARENA).